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Actualités

Posté par isabelle0307 le 5 août 2009

Dans ce chapitre, tu trouveras des extraits de journaux : le monde, les échos, etc., sur les sujets d'actualité.

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Metrologie : gardiens du temps

Posté par isabelle0307 le 6 octobre 2009

Depuis 1967, dix ans après l'avènement des horloges atomiques, cette unité est en effet définie par rapport à la résonance du césium - sa mise en harmonie avec une fréquence donnée. Mais depuis, la mesure du temps n'a cessé de s'améliorer, si bien que le comité consultatif temps fréquence du Bureau international des poids et mesures (BIPM), basé à Sèvres (Hauts-de-Seine), est agité de grands débats pour savoir comment redéfinir la seconde. La compétition est intense au plan international pour proposer un successeur au césium 133.

“Le problème, c'est que chaque laboratoire dans le monde développe son propre type d'horloge. Or il faut avoir les moyens de les intercomparer, sinon, cela n'a pas beaucoup de sens”, note André Clairon. Pionnier des horloges à fontaine d'atomes, au laboratoire Syrte (Systèmes de référence temps-espace)situé à l'Observatoire de Paris et dépendant du Laboratoire national de métrologie et d'essai (LNE), il sait mieux que personne qu'une horloge isolée n'est que d'un piètre secours : impossible de dire si elle ne dérive pas. Deux horloges côte à côte, voilà qui est déjà mieux. Mais laquelle retarde ou avance par rapport à la “vraie” seconde ? “Pour savoir qui fait quoi, il en faut trois, c'est un minimum”, résume André Clairon.

Le laboratoire Syrte est le seul au monde à faire fonctionner depuis des années en parallèle plusieurs horloges en fontaine atomique, “et on voit bien qu'il y a des différences entre chacune”, note le chercheur, qui s'est vu remettre, mardi 29 septembre, le Premier Prix de la recherche du LNE.

Ces horloges sont dites en fontaine, car elles ont pour objectif d'”interroger” des atomes après les avoir piégés au moyen de faisceaux lasers convergents. Ce nuage d'atomes est ensuite projeté verticalement. Le temps qu'il retombe, il aura été possible d'asservir un oscillateur à la résonance entre divers états de ces atomes, et d'en déduire une fréquence avec une très grande précision.

A Boulder (Colorado), les Américains du National Institute of Standards and Technology (NIST) prétendent être capables de descendre à une exactitude de 3.10-16 soit, dans l'absolu, une dérive d'une seconde tous les 100 millions d'années, contre 70 millions d'années environ pour les horloges du Syrte. La performance du NIST mériterait de s'appuyer sur une intercomparaison plus solide, notent les Français.

Mais ceux-ci hésitent à relancer une telle querelle. Car il est un secteur où les Américains sont souverains, c'est l'horloge à ions (aluminium et mercure) où ils s'approchent des 10-17. Sur cette technologie, la France, partie trop tard, ne tente même pas de rattraper son retard. “Il faut compter une dizaine d'années pour maîtriser ce genre de technologie”, constate André Clairon.

Une science poussiéreuse ?

Aussi le Syrte mise-t-il sur l'alternative des horloges dites optiques : dans un souterrain construit il y a un siècle et demi au coeur de l'Observatoire de Paris, ses équipes ont construit d'autres labyrinthes de lumière pour piéger et jongler avec des atomes de strontium. Ceux-ci promettent en théorie de découper le temps avec une précision cent fois meilleure que la précédente génération d'horloges atomiques.

Pourquoi cette course à la précision ? “Pour tester les questions fondamentales de la physique, mais aussi pour améliorer des applications géodésiques, comme le positionnement par satellite”, explique Noël Dimarcq, le directeur du Syrte. La métrologie est longtemps passée pour une science poussiéreuse, obsédée par la conservation d'étalons sous cloche, rappelle-t-il. Mais depuis une quinzaine d'années, “on prend conscience qu'on a besoin d'elle pour faire avancer d'autres disciplines”, souligne le chercheur.

Sans chronomètre précis, il sera impossible de mettre à l'épreuve le principe d'équivalence d'Einstein, selon lequel les lois de la physique sont partout et toujours les mêmes. Certains théoriciens estiment que ce principe devrait être violé. Pour l'heure, les horloges n'ont pas permis de trancher sur ce point, mais elles ont contribué à l'évaluation d'invariants, comme celui de Lorentz ou de paramètres du modèle standard en cosmologie.

Celles du Syrte ne tournent pas en circuit fermé. Elles contribuent à l'étalonnage du temps atomique international (TAI) qui permet au BIPM de générer le temps universel coordonné (UTC). Mais elles sont aussi connectées par fibre optique à plusieurs laboratoires, à Villetaneuse et au Laboratoire Kastler-Brossel (LKB) de l'ENS.

Juste retour des choses : c'est dans ce dernier qu'ont été découverts certains des procédés, couronnés par des Prix Nobel (Alfred Kastler, 1966 ; Claude Cohen-Tannoudji, 1997), qui ont rendu possible le développement d'horloges toujours plus performantes. C'est aussi là que s'imaginent les prochaines générations de gardiens du temps. C'est ainsi que depuis 2005, des puces à atomes froids sont testées au LKB, “qui donnent un diapason, un étalon de fréquence différent des fontaines à atomes”, indique Jacob Reichel. La miniaturisation “permettra-t-elle un jour de fabriquer une montre avec une horloge atomique ?”, s'interroge Paul Indelicato, le directeur du LKB.

Pour l'heure, sur la vingtaine de fontaines atomiques à césium dans le monde, une seule est transportable, la fontaine mobile FOM du Syrte, bien utile pour comparer ses homologues. FOM est issue de la modification du prototype de Pharao, une horloge qui doit rejoindre en orbite la station spatiale internationale. Relié au sol par micro-ondes, Pharao devrait bénéficier, grâce à la micropesanteur, d'une stabilité et d'une exactitude inégalée : 10-16, l'équivalent d'une dérive d'une seconde en 300 millions d'années. Idéal pour régler les horloges terrestres, caler celles embarquées sur les satellites GPS (fiables à 10-14) et tester plus finement certaines prédictions d'Einstein. A condition d'être ponctuel : Pharao aurait dû être lancé en 2001. Mais chercheurs et industriels ont bien dû reconnaître que scander la seconde dans l'espace est plus compliqué que de battre sa mesure sur Terre. L'horloge ne sera en orbite, au mieux, qu'en 2013.

Hervé Morin

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Et on reparle de la taxe carbone

Posté par isabelle0307 le 20 août 2009

François Fillon : “La taxe carbone sera mise en œuvre” 

Publié le 20/08/2009 à 13:16 - Modifié le 20/08/2009 à 14:12 Le Point.fr - AFP

Le Premier ministre François Fillon a annoncé jeudi, lors d'un déplacement dans les Côtes d'Armor, que la taxe carbone, qui est “un moyen de lutter” contre le réchauffement climatique, sera “mise en œuvre”. “Je rappelle que la taxe carbone, qui est en réalité un moyen de lutter contre les émissions de carbone qui participent au réchauffement de la planète, est un engagement qui a été pris par l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle de 2007 et donc naturellement nous mettrons en œuvre cette politique”, a déclaré le chef du gouvernement, sans pour autant donner un calendrier. “Nous avons ouvert une très large concertation. Il est normal que je continue avec Jean-Louis Borloo les consultations qui vont permettre la mise en œuvre de ce dispositif”, a ajouté François Fillon. “Nous ferons savoir dans les prochaines semaines les propositions qui seront soumises au Parlement”, a-t-il conclu.

Les énergies fossiles en ligne de mire 

L'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, qui a présidé un groupe d'experts sur la question, a remis fin juillet ses conclusions au gouvernement. La taxe carbone dont le principe a été arrêté par le Grenelle de l'environnement, devrait concerner les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) sur la base de 32 euros la tonne de CO2 puis jusqu'à 100 euros en 2030. Pour les ménages, elle portera sur le carburant et les modes de chauffage. En contrepartie, les classes moyennes et populaires pourraient bénéficier d'un “chèque vert” qui a été évoqué par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo ou d'une baisse des prélèvements obligatoires. Les recettes de la future “taxe carbone” pourrait d'ailleurs compenser en partie le manque à gagner pour l'État lié à la réforme de la taxe professionnelle qui entrera en vigueur en 2010, a déclaré lundi la ministre de l'Économie Christine Lagarde. 

La taxe carbone vise à encourager la réduction de consommation des énergies fortement émettrices de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique. La France s'est engagée à diviser ses émissions par quatre d'ici 2050 par rapport à 1990. Les syndicats et les associations de défense des consommateurs, sans être hostiles au principe, s'inquiètent d'un alourdissement possible de la fiscalité pour les ménages comme pour les entreprises et insistent sur d'indispensables compensations.

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La taxe carbone

Posté par isabelle0307 le 5 août 2009

Tout ce qu'il faut savoir sur le projet de taxe carbone LEMONDE.FR | 28.07.09 | 18h11  •  Mis à jour le 01.08.09 | 19h27 

 Pourquoi cette taxe, et sur quoi ?

L'ancien premier ministre socialiste Michel Rocard a remis, mardi 28 juillet, le rapport de la commission d'experts qu'il a présidée sur la faisabilité d'une contribution climat énergie, communément appelée taxe carbone. Le point sur les préconisations du rapport et les autres pistes évoquées, alors que le chef du gouvernement, François Fillon, a promis un “large débat” sur ce projet qui a suscité des craintes.

Quel est l'objectif d'une “contribution climat énergie” ?

Taxer, donc rendre plus chers les produits produisant beaucoup de gaz à effets de serre responsables du réchauffement climatique, de façon à modifier les comportements et atteindre l'engagement pris par la France de diviser par quatre ses émissions d'ici 2050 par rapport à 1990. C'est à l'issue du Grenelle de l'environnement de 2007 que Nicolas Sarkozy avait promis de mettre à l'étude ce projet de la Fondation Nicolas-Hulot.

Quand entrerait-elle en vigueur ?
Michel Rocard a d'abord souhaité qu'elle puisse être appliquée “à l'automne”. Mais mardi matin sur Europe 1, il a déclaré n'être “pas certain qu'on sera prêt pour 2010″, alors que le gouvernement misait sur le 1er janvier.

Quels seraient les produits concernés ?

Dans un premier temps, seules les énergies fossiles (gaz, pétrole – fioul et diesel compris –, charbon) utilisées dans les transports et le chauffage des bâtiments. Le rapport ne se prononce pas sur la question d'y ajouter l'électricité. Certains experts et l'Elysée sont plutôt contre, rappelle l'AFP, puisque 75 % de la consommation française est produite par le nucléaire, et une autre partie par l'hydraulique, qui n'émettent pas de gaz à effet de serre. Mais Michel Rocard est “personnellement pour”, dans la mesure où les centrales au gaz et au charbon sont sollicitées lors des pics de consommation d'électricité. 

Quel coût pour les particuliers et les entreprises ?  

Quel coût pour les particuliers ?

L'idée d'une taxe qui augmenterait par exemple quand le cours du pétrole baisse, et diminuerait lorsqu'il flambe, n'a pas été retenue. Le rapport suggère de taxer chaque tonne de CO2 émise par le transport et l'habitat à hauteur de 32 euros, puis une hausse de 5 % par an,  pour atteindre 100 euros en 2030. Mais selon Les Echos, le gouvernement et l'Elysée envisagent plutôt “15 euros ou moins” par tonne.    Pour les ménages, elle portera sur le carburant des transports et les modes de chauffage. Dans l'hypothèse du rapport, la hausse serait de 7, 7 centimes sur le litre d'essence sans plomb et de 8,5 centimes pour le gazole. En moyenne, un automobiliste paierait 80 euros de plus par an à
la pompe. La facture de chauffage s'alourdirait de 15 % en moyenne. Selon les calculs de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, elle coûtera 160 euros en moyenne par ménage la première année. Une famille aisée en milieu rural pourrait acquitter plus de 300 euros quand un ménage modeste en ville ne s'acquitterait que de 55 euros. 

Quel coût pour les entreprises ?

Il serait, comme pour les ménages, de 32 euros par tonne de CO2 émise par le transport et le chauffage. Mais le rapport préconise d'exonérer de cette taxe les industries les plus énergivores, déjà soumises au marché européen des quotas d'émissions. Cela peut sembler injuste : lundi, celles qui dépassaient leur quota pouvaient acheter celui d'une entreprise excédentaire pour 14,15 euros la tonne de CO2, soulignent Les Echos. Le quotidien économique rappelle toutefois que le cours de la tonne fluctue. S'il est actuellement bas, c'est parce que la crise a conduit l'industrie à réduire sa production, et donc ses émissions de gaz à effet de serre. 

Quelle redistribution ?  L'Etat reversera-t-il l'intégralité de cette taxe ?

Le gouvernement a promis que cette taxe n'entraînera ni une hausse globale de la fiscalité, ni une baisse du pouvoir d'achat. L'objectif est donc de redistribuer les 8 à 9 milliards d'euros qu'elle devrait générer la première année. 

Comment seraient réparties les compensations ?

Ceci “n'est pas encore au point, il faut que l'administration fiscale y travaille”, a déclaré lundi Michel Rocard. L'idée d'un “chèque vert”, défendue par la Fondation Nicolas-Hulot, a été diversement reçue. L'ancien chef du gouvernement socialiste préconise pour sa part “des chèques aux ménages” : “On a pris l'engagement de compenser le pouvoir d'achat perdu dans la limite de 300 à 400 euros”, notamment pour ceux qui utilisent leur voiture faute de transports en commun. Mais il appelle à ne pas compenser la taxe carbone pour “les ménages très aisés, pour qui c'est négligeable”. Côté entreprises, il a proposé “des allègements de charges sociales patronales, et même des reversements financiers comme pour les ménages”. Mais nombre d'organisations redoutent que cette taxe serve largement à compenser la suppression de la taxe professionnelle souhaitée par Nicolas Sarkozy, et refusent un tel transfert d'impôt des entreprises vers les particuliers.  Claire Ané  Taxe carbone : les exemples à l'étranger LEMONDE.FR | 03.08.09 | 12h21  •  Mis à jour le 03.08.09 | 17h21 Finlande : le précurseur Alors que la France prévoit de créer une contribution climat-énergie, il nous a semblé utile de comparer les préconisations du rapport Rocard (32 euros par tonne de CO2 émise par chaque énergie, sauf peut-être l'électricité ; l'industrie lourde exonérée… ) aux systèmes de taxe carbone mis en place à l'étranger. Tour d'horizon.  La Finlande a été le premier pays du monde à imposer une taxe carbone, en 1990, qui atteint désormais 20 euros par tonne de CO2 émise par les carburants, les combustibles de chauffage et l'électricité, mais est inférieure pour le gaz. Par exemple, elle tourne autour de 5 centimes d'euro par litre d'essence, s'ajoutant aux 60 centimes de la taxe sur les carburants. Depuis 1997, la taxe ne s'applique pas aux énergies servant à produire de l'électricité mais seulement à la consommation d'électricité : son montant est de 0,87 euro/kWh  pour les particuliers et les services, réduit à 0,25 euro/kWh pour l'industrie, afin de ne pas trop la pénaliser par rapport à la concurrence internationale. L'électricité d'origine renouvelable est subventionnée. La taxe carbone rapporte environ 500 millions d'euros par an. 

Suède : le plus cité Les Suédois ont mis en place, en 1991, une taxe carbone progressivement portée de 27 à 108 euros par tonne de CO2 émise pour les foyers, tandis qu'elle ne dépasse pas 23 euros par tonne pour les entreprises. Le nouveau gouvernement de centre droit prévoit de continuer à l'augmenter, en l'accompagnant toujours d'une baisse de l'impôt sur le revenu et sur les sociétés. Les rejets de gaz à effet de serre ont été réduits de 9 % depuis 1991, tandis que la croissance économique atteignait 48 %, met en avant le gouvernement. Il insiste sur le fait que les Suédois comptent parmi les Européens qui émettent le moins de CO2 (6,7 tonnes par habitant et par an, contre 9,3 tonnes en moyenne dans l'UE). A noter que le pays dépend moins du pétrole que d'autres : la quasi-totalité de l'électricité vient du nucléaire et des centrales hydroélectriques, qui n'émettent pas de CO2. A la faveur de l'exonération de taxe carbone sur les combustibles tirés de ressources renouvelables (comme l'éthanol, le méthane, les agrocarburants, la tourbe et les déchets), leur usage s'est beaucoup développé. Lire l'article du Monde : En Suède, la taxe carbone a fait ses preuves 

Danemark : pas de redistribution aux ménages  La taxe carbone date de 1992. Aujourd'hui fixée à 12 euros par tonne de CO2 émise, elle s'articule de façon complexe à la taxe sur l'énergie. Les particuliers et les entreprises de services sont soumis à un taux plein, tout comme les industries pour leurs dépenses de chauffage. Pour les autres énergies, l'industrie légère paie une taxe réduite, l'industrie lourde encore moins.  Les énergies fossiles servant à produire de l'électricité sont exemptées de ces taxes, mais la consommation d'électricité y est soumise, à hauteur de 80,8 euros/MWh si elle sert au chauffage, de 8,6 euros/MWh pour l'industrie, et de 89,5 euros/MWh pour les autres usages.  Les recettes servent à diminuer les charges et impôts sur le travail, et à financer des mesures d'économie d'énergie. Pour plus de détails, voir The Reality of Carbon Taxes in the 21th Century, p. 44 à 47.  Allemagne : le contre-exemple ?  Les Verts et les sociaux-démocrates ont mis en œuvre en 1999 une taxe écologique, qui a progressivement augmenté jusqu'en 2003 pour les carburants (elle représente désormais 12,28 centimes sur les 65,45 centimes d'euro de taxe par litre d'essence) et l'électricité (pour atteindre 2 centimes d'euro par kWh). L'industrie manufacturière et forestière, l'agriculture et la pêche bénéficient d'un taux réduit de taxes (pour plus de détails, le site du FÖS, en anglais). Les recettes servent à diminuer les cotisations retraite. Un bilan (en allemand) datant de 2004 estimait que grâce aux progrès technologiques et aux économies d'énergie, il fallait 15,5 % d'énergie en moins qu'au début des années 1990 pour parvenir au même PIB. Selon Libération, cette réforme, qu'il ne serait plus guère question de poursuivre, n'a pas atteint ses objectifs : la part du diesel, plus polluant mais qui reste moins cher que l'essence, a augmenté, tandis que le volume des transports n'a pas été affecté. La consommation d'électricité n'a pas non plus diminué.  Royaume-Uni : les particuliers exemptés  Les travaillistes ont créé en 2001 la Climate Change Levy, une taxe sur les fournitures d'énergies, non basée sur leurs émissions de CO2, qui ne touche pas les particuliers mais l'industrie, l'agriculture, les commerces et les services (y compris publics), sauf les très petites entreprises. Sont concernés le gaz, le pétrole, le charbon, le fioul (sauf pour les transports) et l'électricité – à hauteur de 5,35 euros/MWh, sauf si elle provient du solaire ou de l'éolien. Les industries les plus consommatrices d'énergie peuvent signer des Climate Change Agreements : elles ne paient alors que 20 % de la taxe, à condition d'atteindre les objectifs qui leur sont fixés en matière d'efficacité énergétique et de baisse des émissions. Les recettes sont  redistribuées via une baisse de 0,3 % des cotisations patronales à
la National Insurance, et des aides pour augmenter l'efficacité énergétique et l'usage des énergies renouvelables. A noter que
les taxes sur les carburants, qui concernent également les particuliers, sont particulièrement élevées (0,54 £/litre, soit 0,63 euro). 
Les émissions de six gaz à effets de serre ont baissé de 19 % entre 1990 et 2008, dont celles de CO2, de 10,3 %
Les conservateurs, donnés favoris des prochaines élections, souhaitent baser la taxe sur les émissions de CO2
Suisse : taxe en hausse  Il y existe depuis juin 2008 une taxe sur le CO2 émis non par les carburants (soumis à une redevance) mais par les combustibles fossiles utilisés à des fins énergétiques (fioul, gaz, charbon). Ses recettes sont intégralement redistribuées aux habitants par l'intermédiaire des caisses-maladie, ainsi qu'aux entreprises, en proportion de leur masse salariale. Faute d'une baisse suffisante des émissions, la taxe passera de 12 à 36 francs (23,5 euros) la tonne de CO2 au 1er janvier 2010, et un tiers de ces recettes seront affectées à “l'assainissement respectueux du climat des bâtiments”.  Il est prévu d'exempter de la taxe les centrales produisant de l'électricité utilisant les énergies fossiles, en les obligeant à compenser leurs émissions de CO2. Et près de 350 entreprises en sont exemptées pour avoir choisi de participer au système suisse d'échange des quotas d'émission de CO2. Elles ont ainsi dépassé en 2008 les objectifs de baisse des émissions. La Suisse compte négocier en 2010 un accord avec l'UE pour son rattachement au système européen d'échange des quotas d'émissionsIl existe par ailleurs trois taxes d'incitation créées entre 1997 et 2003, acquitables par les entreprises utilisant ou commercialisant des COV (solvants), et certains types de fioul et de carburants. Les recettes sont intégralement reversées aux habitants : ceux-ci touchent 16,80 francs en 2009 (10,97 euros), au titre de 2007.  Canada : deux provinces en pointe  Le Québec a joué les précurseurs en Amérique du Nord en lançant, en octobre 2007, une redevance sur le carbone s'appliquant aux distributeurs de pétrole, de gaz naturel, de charbon et d'électricité générée avec du mazout. D'un faible montant (0,8 cent par litre d'essence, soit 0,53 centimes d'euro par litre d'essence), elle devait rapporter 200 millions de dollars canadiens par an (131 millions d'euros) à un Fonds vert servant à développer les transports publics et à d'autres actions de cette province canadienne en faveur du climat. 

La Colombie-Britannique a créé en juillet 2008 une taxe sur le carbone plus ambitieuse, qui touche la consommation d'énergies fossiles des particuliers comme des entreprises de
la province. Elle doit augmenter jusqu'en 2012, passant de 10 à 30 dollars canadien par tonne de CO2 émise (de 6,5 à 19,6 euros). Elle a été lancée à 2,4 cents (1,58 centime d'euro) par litre d'essence. Les 1,8 milliard de dollars canadiens (1,18 millard d'euros) escomptés les trois premières années doivent être redistribués sous forme de baisses d'impôts sur le revenu et sur les profits des entreprises, et, pour les plus modestes, de crédits remboursables. 
Selon une étude du Centre canadien de politiques alternatives, datant d'octobre 2008, la taxe est progressive la première année (mais les foyers les plus aisés sont au final bénéficiaires, malgré leur plus forte empreinte écologique), puis régressive : les foyers modestes y consacrent une plus large part de leurs revenus que les plus aisés. La mesure a aussi été critiquée parce qu'elle n'a pas été assortie d'une taxation des émissions des industries, dans l'attente de la création du marché d'émissions de
la Western Climate Initiative attendu pour 2012. 

Claire Ané 

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Gouvernement

Posté par isabelle0307 le 5 août 2009

Discours du président de la république - 22 juin 2006

Composition du gouvernement

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